Le kimchi semble compliqué à cause du sel et de la fermentation. Pas de panique, la recette reste simple si chaque étape suit un ordre précis. Ce condiment coréen existe depuis plus de 2 000 ans. Il accompagne presque tous les repas en Corée. Cette version au chou nappa offre un goût pimenté, acidulé et très parfumé.
Comment faire une recette de kimchi maison étape par étape ?
La recette de kimchi suit cinq actions simples. Il faut saler le chou, le rincer, préparer la pâte, assaisonner, puis laisser fermenter 1 à 14 jours. Les données de Korea Store et d’autres fiches donnent cette base. Pour aller plus loin, les sections suivantes détaillent chaque point.
Les ingrédients indispensables pour une recette de kimchi réussie
Une recette de kimchi réussie repose sur peu d’éléments. Le bon équilibre vient du sel, du piment et d’une source d’umami (goût profond et salé). Plusieurs recettes donnent environ 1 à 1,5 kg de résultat avec un gros chou. Pour aller plus loin, les sous-parties listent les bases utiles.
Le chou nappa, le sel et les légumes complémentaires
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Chou nappa ou chou chinois
1 kg -
Gros sel de mer
130 g -
Eau froide
1,5 l -
Radis daikon
150 g -
Carotte
1 pièce -
Cibettes
5 pièces -
Oignon
1 pièce -
Sel fin
1 c. à café -
Sucre
1 c. à café
Le chou nappa reste la base la plus classique. Les fiches consultées utilisent souvent 1 chou d’environ 1 kg. Le radis, la carotte et les cibettes ajoutent du croquant. Le sel sert à assouplir les feuilles et à lancer une fermentation stable. Pour aller plus loin, les aromates comptent tout autant.
Le gochugaru, l’ail, le gingembre et les ingrédients d’umami
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Gochugaru, piment coréen en flocons
3 c. à soupe -
Ail
6 gousses -
Gingembre frais
40 g -
Sauce de poisson
2 c. à soupe -
Petites crevettes saumurées
1 c. à café -
Poire bien mûre
1 pièce -
Farine de riz
2 c. à soupe -
Eau ou dashi, bouillon japonais léger
25 cl -
Graines de sésame grillées
1 c. à soupe
Le gochugaru donne la couleur et un piquant plus rond qu’un piment classique. Beaucoup de recettes utilisent 2 à 3 cuillères à soupe. L’ail, le gingembre et la sauce de poisson donnent la profondeur du goût. Pour aller plus loin, le salage du chou fait toute la différence.
Préparer le chou : découpe, salage et temps de saumurage

1 : Découper et saler le chou
Coupez le chou en quartiers. Retirez le cœur dur, puis séparez les feuilles ou coupez-les grossièrement. Répartissez 130 g de gros sel entre les feuilles, surtout sur la partie blanche. Laissez reposer 4 à 6 heures dans un grand saladier. Tournez le chou à mi-temps.
Le saumurage retire une partie de l’eau des feuilles. Cette étape aide les bactéries lactiques (bonnes bactéries naturelles) à travailler dans un milieu salé. Plusieurs recettes sérieuses donnent 4 heures comme base, parfois 6 heures pour un gros chou. Pour aller plus loin, un bon test évite les erreurs.
Comment savoir si le chou est assez salé et assez souple ?
Le chou est prêt quand une feuille se plie sans casser. La partie blanche doit devenir plus tendre après 4 heures environ. Une astuce citée par ParlonsCoréen consiste à saler la partie blanche plus longtemps que la partie jaune. Pour aller plus loin, il faut maintenant bien rincer.
Rincez le chou deux à trois fois à l’eau froide. Égouttez-le ensuite pendant 20 à 30 minutes. Cette étape limite l’excès de sel et garde une fermentation plus régulière. Pour aller plus loin, la pâte d’assaisonnement se prépare pendant ce temps.
Préparer la pâte d’assaisonnement traditionnelle du kimchi
2 : Cuire le liant et mixer les aromates
Mélangez la farine de riz avec 25 cl d’eau ou de dashi. Faites chauffer 3 à 5 minutes à feu doux jusqu’à obtenir une crème légère. Laissez refroidir. Mixez la poire, l’oignon, l’ail et le gingembre, puis ajoutez gochugaru, sauce de poisson et crevettes saumurées.
3 : Ajouter les légumes de la pâte
Incorporez la carotte, le radis et les cibettes dans la pâte refroidie. Mélangez jusqu’à obtenir une texture épaisse et homogène. Ajustez le gochugaru entre 2 et 3 cuillères à soupe selon le niveau de piquant souhaité. Une fiche rapide conseille 2 cuillères pour un résultat bien relevé.
La pâte d’assaisonnement doit coller aux feuilles sans couler. La poire apporte un peu de douceur. Le gochugaru reste préférable à un piment classique pour une saveur plus proche du kimchi coréen. Pour aller plus loin, le rôle de la pâte de riz mérite une explication simple.
À quoi sert la pâte de riz dans une recette de kimchi ?
La pâte de riz agit comme un liant. Elle aide la sauce à tenir sur les feuilles et répartit mieux le piment. De nombreuses recettes utilisent 1 à 2 cuillères à soupe de farine de riz ou de blé. Pour aller plus loin, l’assemblage demande surtout de bien tasser.
Assembler le kimchi et bien le tasser dans le bocal

4 : Masser les feuilles et remplir le bocal
Étalez la pâte entre les feuilles avec des gants propres. Insistez sur la base des feuilles. Tassez ensuite le kimchi dans un bocal en verre propre de 1,5 litre environ. Chassez l’air avec une cuillère. Laissez 2 à 3 cm libres en haut.
Le tassement réduit le contact avec l’oxygène. La fermentation aime un milieu pauvre en air. Un poids en verre ou un petit insert propre aide à garder les légumes sous leur jus. Pour aller plus loin, il faut ensuite gérer le temps de fermentation.
Combien de temps doit fermenter le kimchi avant d’être consommé ?
Le kimchi peut se goûter tôt, mais le goût change vite. Des recettes fiables proposent 1 jour à température ambiante, puis 10 jours au réfrigérateur. D’autres vont jusqu’à 2 jours dehors puis 2 semaines au froid. Pour aller plus loin, la suite donne un repère simple.
Fermentation à température ambiante puis au réfrigérateur
5 : Laisser fermenter puis refroidir
Laissez le bocal à température ambiante pendant 24 à 48 heures. Ouvrez brièvement si le couvercle gonfle. Placez ensuite au réfrigérateur pendant 10 à 14 jours. Le froid ralentit la fermentation lactique. Le goût devient alors plus net, plus profond et plus acidulé.
La fermentation lactique transforme les sucres du légume en acide lactique. Cet acide donne le goût acidulé et une texture plus tendre. La température change la vitesse du processus. Plus il fait chaud, plus le goût évolue vite. Pour aller plus loin, le choix du piment compte aussi.
Où acheter du gochugaru et par quoi le remplacer ?
Le gochugaru se trouve surtout en épicerie coréenne ou asiatique. Des vendeurs proposent souvent des sachets de 500 g, plus grands que nécessaire pour un premier essai. Le paprika seul ne suffit pas. Il manque le fruité et la texture en flocons. Pour aller plus loin, des remplacements restent possibles.
Un mélange de piment doux, paprika et une petite pointe de piment fort peut dépanner. Le résultat sera correct, mais moins proche du goût d’origine. La version blanche, appelée baek kimchi, existe aussi sans piment. Pour aller plus loin, la conservation joue sur le goût final.
Comment conserver le kimchi maison après fermentation ?
Le kimchi maison se garde au réfrigérateur dans un bocal bien fermé. Le froid ralentit l’activité des bactéries lactiques. Il garde une bonne qualité pendant plusieurs semaines, parfois davantage si l’hygiène reste bonne. Pour aller plus loin, quelques repères évitent les mauvaises surprises.
Gardez les légumes sous leur jus autant que possible. Utilisez une cuillère propre à chaque service. Des contenants spéciaux limitent aussi les odeurs dans le réfrigérateur. Pour aller plus loin, le sel et l’acidité se corrigent partiellement.
Comment savoir si mon kimchi est trop salé ou trop acide ?
Un kimchi trop salé arrive souvent après un rinçage trop court. La texture reste alors correcte, mais le goût pique la langue dès la première bouchée. Un kimchi trop acide vient surtout d’une fermentation trop longue ou trop chaude. Pour aller plus loin, il existe des solutions simples.
Si le kimchi est trop salé, il peut être rincé très vite avant usage culinaire. Il peut aussi entrer dans un riz sauté ou une soupe. S’il est trop acide, il devient excellent dans un kimchi jjigae (ragoût au kimchi) ou des galettes. Pour aller plus loin, les réponses courtes ci-dessous aident selon les cas.
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Le bon réflexe pour le premier bocal
Préparez un petit lot pour tester le sel et le piment sans stress. Goûtez à 24 heures, puis à 7 jours, pour repérer le niveau d’acidité qui convient le mieux.
Questions fréquentes
Cette recette de kimchi devient bien plus simple quand le sel, le rinçage et le temps de repos sont maîtrisés. Le vrai levier n’est pas la difficulté, mais la patience. Un premier bocal modéré en piment aide souvent à trouver plus vite le bon équilibre sel-acide.







